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Le B to B et la parcellisation des envois

Analyses

L’e-commerce est souvent assimilé au B to C, aux échanges directs entre des e-marchands et des particuliers. Le commerce B to B, entre les entreprises, représente pourtant un chiffre d’affaires équivalent, supérieur à 50 milliards d’euros pour le marché français.

Le taux de croissance du B to B reste plus faible que celui du B to C. Il se situe entre 7 et 9% par an alors que le taux de croissance annuel du B to C est, selon les années, de 10 à 15%. Toutefois, la récente étude Precepta sur le B to B prévoit une forte progression, avec des taux de croissance de 10% en 2016 et 11% en 2017.

En Europe, le marché du B to B est très contrasté. Seulement 25% des entreprises installées en France achètent en ligne, essentiellement des TPE (source Eurostat 2014), taux très inférieur à la moyenne européenne (38%), avec en tête le Danemark et le Royaume-Uni.

A l’instar du B to C, les grands pays asiatiques dominent le marché du B to B. Contrairement à ses concurrents, Alibaba s’est développé en priorité autour du B to B et notamment autour des échanges entre la Chine et les autres pays. Alibaba est ainsi devenu la plus grande place de marché mondiale du B to B. De façon comparable, plusieurs groupes indiens se sont développés autour des échanges B to B, notamment IndiaMART et Trade India. Internet devient alors un vecteur des exportations asiatiques.

Ce retard des places de marché européennes par rapport aux modèles asiatiques laisse penser que le B to B dispose d’un potentiel de croissance considérable en Europe, marqué par le développement des échanges cross border.

Comme dans le B to C, le secteur du B to B est marqué par une concurrence entre les acteurs « traditionnels » et les places de marché.

Les e-commerçants, comme Staples, JM Bruneau, Raja, Manutan, Office Depot ou Lyreco investissent massivement dans le B to B. Le développement du B to B est aussi dû à l’émergence de plates-formes en ligne d’achats groupés et de pure players, comme Bechtle, Gilmat, Direct Fournitures, Abix ou Compufirst.

Mais les places de marché et e-commerçants diversifiés proposent également une offre spécifique pour les professionnels. C’est ainsi le cas de Cdiscount Pro, Fnac Pro, ProsBill, LDLC ou AmazonSupply.

Comme pour le B to C, le B to B est fondé sur la rapidité, la réduction du stock dans les entreprises et a pour conséquence des commandes de plus en plus réduites unitairement et fréquentes.

Les fournitures de bureaux constituent un exemple d’évolution des entreprises. Nombre d’entre elles géraient auparavant, au sein d’un économat, des stocks de fournitures, à disposition des différents services. Le développement du marché des distributeurs de fournitures et mobilier de bureau, leur stratégie commerciale mais aussi leur qualité de service a permis aux entreprises de ne plus stocker ces produits et de s’approvisionner avec des délais très courts, au fur et à mesure des besoins. La facilité de commande sur internet permet aux différents services de s’approvisionner en fonction des besoins immédiats, mais aussi de profiter des offres et promotions.

Autre exemple, celui de l’imprimerie en ligne. L’e-commerce cross border a transformé ce marché en apportant à partir de sites comme Vistaprint ou Veoprint des services performants, une rapidité d’exécution et de livraison, mais aussi un prix.

Le B to B apporte aux entreprises une flexibilité et des gains de productivité. Mais elle implique en conséquence plus d’expéditions de plus en plus réduites. Comme pour le B to C, le choix de la solution de transport, notamment dans une logique cross border européenne, est essentielle pour la réussite du modèle. Le choix d’un réseau européen performant de livraison de colis, comme celui de GLS avec EuroBusinessParcel, devient plus que jamais nécessaire pour développer une offre B to B.

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L’auteur : Jerome Libeskind

Diplômé de HEC, Jérôme Libeskind est un expert en logistique urbaine et e-commerce. Il a exercé des fonctions de direction dans plusieurs entreprises d’immobilier logistique et de prestation logistique, notamment dans le secteur du e-commerce. Parallèlement à son activité de conseil, Jérôme Libeskind intervient dans de nombreux cercles et groupes de travail sur les problématiques de la logistique urbaine, du dernier kilomètre et de la logistique durable. Il est l’auteur du livre « La logistique urbaine – Les nouveaux modes de consommation et de livraison » (Editions FYP). Il anime un blog sur les tendances et perspectives liées à la logistique urbaine et à la consommation.

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