Le blog

Suivez les tendances de la logistique e-commerce

GLS

Analyses sur l'e-commerce cross-border

Analyses

L’e-commerce cross-border permet de développer les ventes. Quelles sont les bonnes pratiques logistiques ?

Une des principales différences entre un magasin physique et un site marchand est de pouvoir proposer ses produits à une zone de chalandise qui n’est plus physique, mais virtuelle. Le commerçant trouve alors naturellement des clients sur l’ensemble du territoire.

De nombreux e-marchands souhaitent aller encore plus loin. Une simple traduction du site permet de proposer ses produits en dehors des frontières. L’e-marchand peut ainsi en toute simplicité devenir exportateur et développer ses ventes.

Le développement de l’e-commerce cross-border, que les experts considèrent comme un des principaux leviers de croissance dans les prochaines années, est un phénomène mondial. Selon les experts d’Accenture, il représentera 1 000 milliards de dollars en 2020 contre 230 milliards en 2014. A titre d’exemple, les e-consommateurs chinois achètent de plus en plus facilement des marques premium sur des sites européens ou américains.

Sur un plan européen, les situations sont très hétérogènes. 11% des européens achètent sur des sites en cross-border (source International Post Corporation) et les belges sont 50% à le faire.

L’e-commerce cross-border se heurte alors à des problématiques logistiques auxquelles l’e-marchand n’est pas nécessairement préparé.

Elles sont de plusieurs ordres.

Certains pays comme la Suisse sont soumis à des réglementations particulières, notamment douanières.

L’e-commerce génère des commandes, mais aussi des retours. Il est alors nécessaire d’organiser ces opérations afin d’apporter au consommateur le service attendu et de respecter les engagements pris.

L’élément essentiel est de maîtriser le prix du transport, le délai et les flux d’informations.

Les grands e-marchands procèdent souvent en injection directe d’un entrepôt central, situé en France, vers un pays européen. Chaque jour, ils organisent ainsi des flux vers des hubs locaux afin d’arriver directement vers un réseau de transport national. Cette organisation n’est justifiée qu’avec un flux quotidien important.

La plupart des e-marchands, qui génèrent des volumes de commandes variables par pays, confient à leur transporteur national les flux européens en « door to door ». Encore faut-il que le réseau de transport choisi soit correctement intégré et transparent. GLS, au travers de son service EuroBusinessParcel, est présent dans 37 pays européens et exploite 667 agences.

La présence physique est indispensable mais pas suffisante pour apporter le service exigé.

Il est nécessaire de disposer d’un plan de transport performant. GLS utilise pour cela, sur le territoire français, 4 hubs internationaux qui servent de points de départ quotidiens pour l’alimentation de hubs locaux de chaque pays. Le service est harmonisé dans l’ensemble des pays européens. Les délais globaux sont ceux des pays concernés auxquels il faut ajouter en général une journée pour la collecte et l’acheminement vers le hub local.

Le tracking et tracing des colis est totalement intégré, permettant à l’e-marchand et au consommateur de suivre les colis de la même façon qu’à l’échelle nationale.

Ainsi, un transporteur intégré comme GLS peut, au départ d’un entrepôt e-commerce situé en France, assurer de façon structurée et performante la distribution dans les différents pays européens.

GLS apporte également une solution de livraison mondiale au travers de son service GlobalBusinessParcel, ceci pour tous les pays non couverts par l’offre européenne.

La gestion des retours reste complexe et doit être étudiée pays par pays.

Idéalement, le retour doit s’effectuer dans le pays, pour des raisons commerciales mais aussi logistiques. De nombreux e-marchands mettent en place une base dédiée aux retours dans le pays concerné, gérée en interne ou externalisée. Cette solution permet de traiter plus rapidement les opérations physiques et le remboursement de l’internaute, notamment dans les secteurs d’activité connaissant des taux de retours élevés (comme l’habillement ou la chaussure). Les flux retours sont ainsi consolidés et régulièrement acheminés vers l’entrepôt national pour réintégration dans le stock.

Organiser son activité cross-border, c’est alors choisir ses partenaires transport et logistique afin d’harmoniser le service et apporter au client européen la même qualité de service que dans son propre pays. La logistique devient pour l’e-commerce cross-border partie intégrante du marketing.

 

 

 

 

Mots-clés associées à cet article
L’auteur : Jerome Libeskind

Diplômé de HEC, Jérôme Libeskind est un expert en logistique urbaine et e-commerce. Il a exercé des fonctions de direction dans plusieurs entreprises d’immobilier logistique et de prestation logistique, notamment dans le secteur du e-commerce. Parallèlement à son activité de conseil, Jérôme Libeskind intervient dans de nombreux cercles et groupes de travail sur les problématiques de la logistique urbaine, du dernier kilomètre et de la logistique durable. Il est l’auteur du livre « La logistique urbaine – Les nouveaux modes de consommation et de livraison » (Editions FYP). Il anime un blog sur les tendances et perspectives liées à la logistique urbaine et à la consommation.

Ce champ est obligatoire
Ce champ est obligatoire
Ce champ est obligatoire

Vous êtes intéressé par FlexDeliveryService ?

Contactez-nous