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COP21 : un nouveau champ d’opportunités

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Le 12 décembre dernier, malgré toutes les difficultés, un accord a pu être trouvé entre 195 pays afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et parvenir à limiter le dérèglement climatique.

Cet accord comporte des dispositions essentielles qui concernent de nombreux secteurs d’activité et notamment les transports.

Il note tout d’abord que des efforts beaucoup plus importants que les contributions prévues au niveau national seront nécessaires afin de limiter l’élévation de température à 2°C.

Le texte insiste sur de nombreux points, notamment l’investissement dans la recherche et la démonstration de technologies. Parmi eux, beaucoup d’aspects peuvent concerner les transports, comme la transition énergétique ou la consolidation des flux.

Un des articles propose par exemple de recenser et recueillir les bonnes pratiques et expériences.

Il est indiqué, ce point ayant d’ailleurs fait l’objet de longues discussions, que les pays en développement disposent d’une certaine flexibilité sur l’application des mesures contraignantes, ce qui renforce encore un peu plus les obligations s’imposant à nous.

L’accord de la COP21 mentionne que les efforts d’atténuation doivent être pris au plus haut niveau avant 2020, c’est-à-dire maintenant.

Pour ce qui concerne le transport et la logistique, le périmètre d’expérimentation est large. Citons quelques exemples qui peuvent permettre de réduire l’impact environnemental du transport.

Un des principaux chantiers est d’optimiser le transport en réduisant les trajets inutiles. A titre d’exemple, livrer un colis à un destinataire absent est un transport inutile. Les solutions prédictives telles que FlexDeliveryService, proposé par GLS, permettent au consommateur d’être directement acteur en modifiant, à partir de son smartphone, le jour ou le lieu de la livraison. Ces solutions ont pour objectif d’éviter l’échec à la première présentation.

Une autre solution est d’imaginer de livrer certains colis, notamment dans les centres villes, avec des moyens de livraison différents.

Les livraisons en mode doux (à pied, à vélo ou en véhicule électrique) permettent de répondre à cette problématique. Il s’agit souvent d’initiatives locales qui méritent d’être encouragées. Ainsi, à Tours, l’entreprise Velogistic, créée en 2009, effectue 10 000 livraisons par mois en triporteurs électriques contenant chacun 50 ou 60 colis. Plusieurs transporteurs utilisent Velogistic pour livrer l’hypercentre.

La livraison en vélos ou triporteurs permet de répondre aux contraintes de livraison progressivement imposées dans les centres villes pour les véhicules diesel, et de réduire l’impact environnemental du transport. Ce mode de transport est bien adapté aux colis de petite taille, qui constituent souvent l’essentiel des livraisons et peut permettre de livrer environ 70 colis par jour. Il nécessite toutefois une rupture de charge à un point de proximité, afin de permettre au livreur d’être très proche de sa zone de livraison.

La livraison de colis en cargocycles a également été mise en œuvre par GLS à Strasbourg pendant la période du marché de Noël ou dans différentes villes d’Italie (Milan, Vicenza, Bergame, Bolzano), d’Espagne (Malaga), de Belgique (Deinze) et de Hongrie.

Pour favoriser le développement de ces modes de livraison doux, les collectivités locales ont un rôle à jouer en mettant à disposition des transporteurs des espaces de proximité permettant d’effectuer ces opérations. Ces espaces peuvent avoir une double fonction de transfert de charge vers des moyens de distribution légers adaptés à l’hypercentre, mais aussi de consolidation des flux permettant de rationaliser les tournées.

La transition énergétique passe aussi par l’utilisation de véhicules de livraison fonctionnant avec des sources alternatives d’énergie. Le gaz (GNL ou GNV) répond à cette attente en réduisant de façon importante les émissions de polluants locaux, notamment les particules fines. A titre d’exemple, GLS réalise en Italie 8% de ses livraisons à l’aide de 50 véhicules fonctionnant au gaz.

L’accord de Paris de la COP21 constitue une étape essentielle et ouvre un espace d’opportunités de modification progressive des comportements.

Pour ce qui concerne la livraison de colis, les enjeux sont de continuer à rationaliser les livraisons et de réduire l’impact environnemental de l’ensemble de la chaîne.

E-marchands et transporteurs ont ici une responsabilité commune vis-à-vis du consommateur, qui est aussi citoyen.

 

 

 

 

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L’auteur : Jerome Libeskind

Diplômé de HEC, Jérôme Libeskind est un expert en logistique urbaine et e-commerce. Il a exercé des fonctions de direction dans plusieurs entreprises d’immobilier logistique et de prestation logistique, notamment dans le secteur du e-commerce. Parallèlement à son activité de conseil, Jérôme Libeskind intervient dans de nombreux cercles et groupes de travail sur les problématiques de la logistique urbaine, du dernier kilomètre et de la logistique durable. Il est l’auteur du livre « La logistique urbaine – Les nouveaux modes de consommation et de livraison » (Editions FYP). Il anime un blog sur les tendances et perspectives liées à la logistique urbaine et à la consommation.

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